Road to Ketama, Plus qu'une collection.

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Road to Ketama, plus qu'une simple collection elle nous plonge dans une histoire écrite à la perfection par nos amis de chez Jacker. Chaque produit de la collection contient un des 5 chapitres de l'histoire de Road to Ketama vous pouvez retrouver ces derniers grace aux "Secret Print" des produits Jacker. InsidShop vous facilite le travail en vous regroupant les 5 chapitres à la suite ainsi que des liens sur les produits liés aux chapitres ! On dit merci qui ? merci ... InsidShop !

 

chapter1

Bip, bip, bip... J’ouvre difficilement un premier oeil, le réveil indique 4h20. Je me suis endormi il y a environ 30 min, l’émergence est brutale. L’odeur du cendrier froid me donne envie de boire un café et d’allumer une clope. Je me racle la gorge, enlève les quelques merdes qui trainent au coin de mon œil. Ce studio de 25m2 est un vrai bordel, l’évier plein depuis une semaine empeste la moisissure, et le sol est jonché de vêtements au point que je ne le distingue plus. Je me rince la tasse de la veille, allume la machine à café, fume deux barres sur un c*l de joint. Le café coule... j’allume la clope. Il fait encore nuit dehors, j’entends les camions poubelles au loin et leur bip caractéristique. Un pincement permanent au cœur me rappelle que la journée va être longue, mais il m’empêche aussi de rejoindre les bras de Morphée. Aujourd’hui est un grand jour.

 

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La condition physique de mon hôte, vaillamment affûtée au cours de dix années de prison, ne laisse aucun doute quant à la façon dont il a gravi les échelons pour arriver à la tête du réseau. Mon pote Hassan ne m’avait pas menti, son cousin a l’air d’un vrai taré sous stéroïdes, et l’idée de partir avec deux sacs remplis d’oseille lui appartenant me paraît de plus en plus loufoque. Mais il est temps que je pose ma paire de c*uilles sur la table, une bonne fois pour toutes. Il faut que j’assume. Et autant vous dire que le cousin ne manque pas d’adjectifs pour détailler ce qu’il adviendra de ma petite personne si je ne reviens pas avec la came. De ma vie je ne me souviens d’aucune discussion où les mots “confiance” et “mort” revenaient aussi souvent. De la fenêtre, au 34ème étage de la tour B, le soleil se lève, c’est beau. Le speech est fini, l’action commence. Je soulève les sacs et je décolle. Tout ça pour vingt mille.

Chapter3

Said m’avait parlé de ce vieil homme comme de son père spirituel, celui qui lui avait tout appris. Celui qui, selon la légende, avait accueilli les premiers hippies à Ketama, et qui en retour lui avaient enseigné le secret de la fabrication du h*schisch comme on le faisait en Afghanistan. Depuis ce jour béni, des milliers de marocains vivaient de la culture du c*nnabis, suant sang et eau dans les montagnes du Riff pour que tu puisses t’enfumer les neurones en surfant sur des sites complotistes. C’est dans une ruelle sombre de Ketama que le vieil homme de 80 ans tenait une véritable épicerie du c*nnabis, un supermarché de la drogue, un musée du h*schisch. On y trouvait tout, surtout le meilleur. Mais voilà, mes rêves tournent au cauchemar quand, après avoir chargé le pick up Nissan et m’avoir pris dans ses bras pour me souhaiter bonne chance, le vieux paie sa crise cardiaque et tombe raide mort à mes pieds. Pas de bol pour l’ancien, mais faut que je pense à moi : je me retrouve avec un cadavre, 500kg de pollen dans le coffre et deux sacs remplis d’oseille. Je récupère ces deux derniers et je me casse.

Chapter4

Sarah est belle, sensuelle, elle me donne envie de me blottir contre ses seins refaits en suçant mon pouce. Ces dernières heures ont été intenses. La chambre n’a pourtant rien de glamour, avec ce vieux sommier qui a probablement épongé toutes les sueurs du monde avant que je pose mon c*l dessus. Les bougies, la lumière faible, la déco orientale au rabais ne suffisent pas à créer l’illusion, à cacher le côté glauque de la situation. Et la corbeille en papier débordant de capotes usagées me rappelle vite que je ne suis pas venu ici pour jouer à la poupée. Voir cette jolie rose loin d’être fanée se faire consumer par les flammes de la luxure me brise le cœur. Je l’ai utilisée pour ma petite satisfaction personnelle, et malgré ses simulations, je pouvais lire sur son visage tout le désespoir du monde. Sarah avait besoin d’être sauvée. 

 

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Je me sens comme Biggie Smalls dans le clip Hypnotize, le surpoids et Puff Daddy en moins. Cheveux au vent, dans la furie des moteurs boostés du hors-bord, je traverse le détroit à tombeaux ouverts, chargé de centaines de kilos de shit. Sarah est agrippée à moi, ses magnifiques yeux noirs perdus vers l’horizon. Je l’ai convaincue de me suivre, de fuir avec moi. Jamais je ne m’étais senti aussi libre malgré le risque encouru. Un risque qui pourrait me priver de cette liberté pour de nombreuses années. Mais le jeu en vaut la chandelle : quelques années de prison contre des milliers d’euros, le choix est vite fait. L’impact des vagues s’écrasant contre la coque, et le bruit infernal des trois moteurs Mercury de 150ch, hurlant à cinquante centimètres de mon dos, contrastent avec la beauté déconcertante de ce ciel vanille qui se lève sur les côtes marocaines. Plus que quelques heures et je débarque en Espagne.

 

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Assis sur le siège en cuir Nappa de ce superbe RS4 gris nardo, je m’engouffre dans l’allée étroite du McDrive. J’emprunte le virage serré qui sépare la borne de commande de celle de paiement, non sans difficulté, les 4m50 du véhicule étant plutôt dédiées aux autoroutes allemandes qu’aux arrêts fast food. Je viens de traverser l’Espagne, j’ai passé la frontière sans problème, je déguste paisiblement mon Maxi Best Of. Normalement, la règle est de ne s’arrêter sous aucun prétexte, mais la belle avait envie de pisser et... tu connais les femmes. Puis bon, la fin est proche. Sarah revient tout sourire, dans sa robe qui ne cache pas grand chose de ses formes divines. Elle n’a pas eu le temps de se changer, et sa tenue ne laisse aucun doute quant à son activité professionnelle. Du haut de ses escarpins compensés roses transparents, elle se penche à ma portière. Son décolleté sous le nez, je sens mon caleçon s’agiter, quand j’entends une voix derrière elle : “Alors ma chérie, on tapine au McDo ?”. Les portières claquent, j’aperçois la sérigraphie “Police” dans le rétro. Embarquer cette fille était une mauvaise idée. Je démarre.

 

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